La vie est trop courte pour être pressés !

Je cours, tu cours, il court, nous courons, vous courez, ils courent…

En l’occurrence, JE cours … TROP et souvent NOUS courons TROP.
J’ai essayé de me « regarder vivre », sortir de ma bulle, prendre de la hauteur et regarder ce que sont mes journées, quelle histoire elles racontent.
Installez vous confortablement, je vous raconte cette histoire.

Il était une fois ….
7h du matin, le réveil sonne et machinalement je l’éteins. 30 minutes plus tard je me réveille en sursaut en jurant que l’on  ne m’y reprendra plus.
Juré c’est mal, le même scénario se reproduira bien évidemment dans la semaine!

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Je sors à toute hâte de mon lit avec dans la tête cette première phrase qui me poursuivra quelques heures : « Tu es nulle, gestion de m****, tu vas courir et tu seras en retard comme d’habitude ».
Avouons qu’il y a quand même bien mieux comme mantra pour accueillir sa journée.

Aux mamans qui lisent ce billet j’épargne le détail des joyeux échanges matinaux avec les enfants :
« Non, pas un tee-shirt fluo avec ton pantalon rouge »
« Je t’ai déjà dit 5 fois d’aller te brosser les dents!! »
« non tu n’emmènes pas tes cartes Pokemon »

….. Oui même à lire c’est usant, pardonnez moi!

Ces péripéties traversées, leur père les déposera à l’école pendant que j’essaye enfin de ressembler à quelque chose avant d’aller travailler et de ne pas effrayer mes collègues.
Deuxième forte pensée du jour qui m’accompagnera ce matin « Tu as l’air fatiguée, tu as une sale tête, fais comme tu peux pour améliorer ça ma pauvre mais fais vite tu n’as pas le temps »

Donc pour le moment, je suis en résumé nulle et moche. Haut les coeurs.

Je cours jusqu’au métro et j’ai enfin un peu de répit lorsque je suis assise à l’intérieur. Je reprends mon souffle je regarde les gens autour de moi. Dans ma rame, il y’a de jolies filles bien apprêtées et qui ont l’air plutôt zen contrairement à moi. D’un coup je me sens encore plus vilaine et encore plus en retard.

J’arrive au bureau et démarre ma journée à peine assise sur ma chaise. Pas le temps d’aller discuter avec les collègues, dire bonjour ou prendre un café. On verra tout ça plus tard, à quoi bon prendre quelques minutes de convivialité ?
La matinée défile. La journée défile. Je suis d’un naturel souriant, je plaisante, fais rire mes collègues, travaille studieusement. Tout va bien mais mes mantras du matin ne m’ont en réalité pas quitté de la journée.
Ce soir je dois aller récupérer les enfants, non seulement je suis arrivée à la bourre mais en plus il faut que j’arrive à partir (sois disant) « tôt », sans trop me faire remarquer…
Troisième forte pensée du jour qui m’envahit « Mauvaise mère tu seras encore la dernière à la sortie de l’école, ils t’attendront avec les animateurs comme d’habitude » immédiatement suivi de « mais Véronique/Françoise/Samira vont rester au bureau jusque 19h elles pour boucler leurs dossiers, tu n’es pas à la hauteur »

Résumons, à ce stade j’ai été stressée, en retard, moche ou très moche, mauvaise mère et mauvaise salariée. Il est 17h30

18h30 : Je suis à la maison avec les enfants. Ils sont au choix épuisés de leur journée ou surexcités. Dans les 2 cas, moi je suis heureuse de les retrouver mais vite irritable certains soirs de grosse fatigue.
Je les regarde amoureusement et la quatrième grosse pensée du jour vient me mettre définitivement KO :  » Quels souvenirs d’enfance et quelle éducation prends-tu le temps de leur transmettre ? » « Est ce que cette course effrénée quotidienne, ces retards et les humeurs qui vont avec sont devenus quelque chose de normal pour eux? »

Je me rends compte que je suis extrêmement chanceuse, que mes journées sont belles malgré les tracas habituels que nous rencontrons tous mais il y’a quelque chose qui cloche. Je me rends compte qu’à chaque fois que j’exécute une action A, je ne la vis pas, je la fais machinalement car mon esprit est déjà occupé et stressé par les actions B et C qui m’attendent :

Toujours pressée, je ne prends pas le temps de vivre le moment présent.

La vie est trop courte pour qu’on soit pressés! Elle défile, il faut la savourer à chaque seconde. Tous ces moments de stress, de course folle sont des bouts de vie, des moments que l’on ne voit plus que comme négatifs alors qu’ils sont une source de bonheur au quotidien.

N’ayez pas peur, je ne vous parlerai pas de « Miracle morning » pour ceux qui connaissent le concept, ni de réveil à 4h du matin, très peu pour moi. Les matins Ricorée des familles « parfaites » je n’y crois pas non plus ! Entre ma réalité et ces extrêmes ou fantasmes il doit bien y avoir un juste milieu pour moi !

Il est important que j’essaye de mettre un peu plus de temps et de sérénité dans mes journées et surtout mes matinées ! Je me lance donc dans un plan d’attaque et de changement de mes habitudes.

Douceur envers soi même

Nous avons tous dans nos vies des moments comme ça que nous ne savons plus apprécier alors qu’ils constituent une part importante de nos journées et tout simplement de notre bonheur. Repérez ces moments, identifiez les points qui vous chagrinent, réfléchissez-y longuement et lancez les actions correctives pour préserver votre bien être.

Pourquoi également se parler à soi-même, se juger si durement en permanence ? La bienveillance commence déja par soi-même.

C’est décidé, plus de douceur dans mes journées, plus de douceur envers moi-même!  

 

 

 

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Vous êtes supers !!!

A ceux qui n’avaient pas entendu parler de ce mouvement, prenez le temps de sourire quelque minutes avec cette vidéo.

Il y’a des gens comme ça, des actions comme ça, emplies de bienveillance qui font un bien fou !  La vérité est là, ne laissons ni les autres ni les événements nous faire croire que nous ne comptons pas, que nous ne sommes pas à la hauteur !

Nous sommes tous un élément à part entière de ce vaste monde, notre existence compte, nos rêves comptent, notre empreinte compte, nous pouvons faire beaucoup, vivre heureux, nous avons droit au bonheur.

 

Cette vidéo m’a donné le sourire du début à la fin, merci, Vous êtes supers !

#Love is the answer

Rencontre avec Maissa Leroy, … « Parle moi du Ramadan »

Oyé, oyé,

Il était grand temps d’inaugurer le volet « S’ouvrir au Monde ». C’est un sujet qui m’est tellement cher ! Dernièrement, nous avons fait un tour du côté du Bangladesh (ici) avec Bani Street, continuons maintenant la découverte du Monde avec un tout autre sujet.

Ah le Monde ! Ses merveilles, sa nature, ses peuples, ses bonheurs, ses horreurs … Je me considère citoyenne du Monde malgré le côté un peu « ringard » que peut avoir cette expression.
Pour moi la beauté est partout et souvent là où on ne l’attend pas. J’aime découvrir les Terres et les Gens, je savoure chacune de nos différences. Je m’étonne, je ris, je pleure de joie ou de tristesse pour ce qui peut se passer à l’autre bout du Monde.
Je contemple les yeux écarquillés les autres pays, proches ou lointains, et j’aime à découvrir leur culture, leur coutume, leur religion et tout ce qui les compose.
Nos différences sont incontestablement une richesse ! Une force ! On se complète les uns et les autres, on s’enrichit, on gagne un regard critique sur notre propre vie.

Aujourd’hui je voudrais parler du ramadan, un sujet qui touche pas loin de 2 milliards de personnes dans le monde. Des gens comme vous et moi ont vécu pendant un mois des journées très particulières, des journées de connexion à soi, à son âme et aux autres. Aujourd’hui est célébrée la fête de l’Aïd el fitr, fête de fin du mois de Ramadan.

Le Ramadan est le 9ème mois du calendrier musulman. C’est un calendrier lunaire, le début de ce mois bouge donc d’une dizaine de jours d’une année sur l’autre. C’est un mois particulier car c’est au cours de celui ci que le Coran a été révélé au prophète Mohamed par l’archange Gabriel. Pour commémorer cet événement clé de l’islam, le jeûne a été instauré. Ceci s’est produit au cours de la 27 ème nuit du mois de Ramadan. Cette nuit, appelée « nuit du Destin » est une nuit particulière pour les musulmans, qui redoublent de piété en veillant en lecture religieuse, en priant pour le Monde entier, et en appelant de tout leur cœur au bien, au pardon et au bonheur pour chacun.

Le Ramadan est plus qu’une simple période, ou un changement d’habitude temporaire, c’est un des 5 piliers de l’Islam, c’est dire son importance. Les 4 autres piliers sont la profession de foi, le pèlerinage à la Mecque, l’aumône et la prière.

Le mois de Ramadan est connu pour son jeûne alimentaire, les Musulmans s’abstiennent de boire et manger de l’aube au coucher du soleil. En réalité, c’est un peu plus que cela, tous les sens doivent jeûner, il faut tenter de s’élever spirituellement en travaillant sur les mauvais traits de caractères, mauvaises habitudes, mauvais penchants. Travailler sur ce qu’il y’a de moins bien chez soi pour s’améliorer mais aussi être tournés vers les autres, en se montrant patients et bienveillants.

L’estomac jeune mais la langue également car il faut veiller à ne blesser personne. Les yeux jeûnent et sont invités à méditer davantage sur ce qu’ils ont la chance de contempler. Les mains jeûnent car elles s’emploient à donner discrètement, à consoler, à accueillir et à pardonner. Le cœur jeûne en rendant visite aux proches, aux malades, pour les saluer chaleureusement sans autre but que de prendre des nouvelles, en faisant preuve de compassion envers son prochain …

L’esprit, le corps et l’âme sont tous trois sollicités et tirés vers le Haut.

Pour vous faire découvrir un peu plus le sujet, j’ai demandé l’aide de Maissa Leroy, une personne inspirante à l’esprit bienveillant et positif qui m’a donné envie d’en connaître davantage sur elle. Elle même musulmane et en plein jeune du mois de Ramadan, elle nous explique ce qu’est ce mois particulier et tout le bénéfice que l’on peut en retirer d’un point de vue sociétal, spirituel, intellectuel ou affectif.
Ça sent vraiment la bienveillance, le don de soi, l’empathie et l’ouverture aux autres.
Je vous laisse découvrir cette interview.

Maissa, peux-tu s’il te plait te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

« Maissa Leroy, j’ai 35 ans et je suis mère de 3 enfants de 11 ans, 9 ans et 6 ans. Je suis formatrice en communication, consultante en développement personnel et chroniqueuse radio/TV. J’interviens sur les ondes de France Maghreb 2 pour l’émission « le grand forum » et sur la chaîne OT1. Je gère également mon cabinet de thérapie à Vitry sur Seine ou je reçois en consultation sur des sujets liés à la gestion des épreuves/difficultés, l’estime et la confiance en soi, la prise de parole en publique etc … »

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Quel est ton leitmotiv ?

« J’ai besoin d’être passionnée par les sujets que je traite. Je mets tout mon cœur dans mes projets, il faut impérativement que j’aime ce que je fais pour pouvoir donner, partager avec les autres sans épuiser mes réserves.

Que ce soit dans mes activités à la radio/tv ou au cabinet, mon premier message est de pousser les gens à croire en eux! Je veux pointer la lumière, les choses positives, exposer le bon, les belles choses, les bons sentiments. Je vois le verre à moitié plein! Il y’a des choses sombres mais il ne faut pas se laisser dévorer, la lumière est toujours là si on veut la voir »

Comment fais-tu pour concilier ton rôle de mère et ta vie professionnelle ?

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« J’ai un avis assez tranché sur la question ! Ma règle d’or est que ma vie professionnelle ne doit jamais empiéter sur ma vie personnelle. C’est ma ligne de conduite, je n’en démords jamais. J’ai besoin d’être bien avec moi-même, de respecter cet équilibre personnel pour pouvoir être bien dans mon travail. Il me parait difficile de bien conseiller les autres, les aider dans leur réflexion si je suis moi-même tiraillée »

Quel est pour toi le but premier du ramadan ?

« Personnellement, j’essaye de profiter de ce mois pour créer une impulsion positive sur tout le reste de l’année. J’y recharge mes batteries, je fais le plein de belles choses en m’imposant un rituel et en prenant de nouvelles habitudes. Je me fixe par exemple un objectif de base pour la lecture du Coran d’une page par jour et j’augmente au fil des jours, idem pour le dikhr (invocations). J’essaye de me défaire de mes mauvaises habitudes et d’installer de manière générale de bonnes routines. »

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Quels bienfaits tires-tu de ce mois particulier ?

« En premier lieu je dirais que ce mois permet de se rendre compte qu’on peut être capable de beaucoup de choses ! Combativité et confiance en soi prennent naissance dans la foi. Jeûner n’est pas simple tous les jours et on se dit Waww … on l’a fait, on a tenu ! Ça me donne beaucoup d’inspiration et de force pour mes projets professionnels notamment.       

C’est aussi une vraie période de partage qui pousse à donner à son prochain. On est hyper restreints, contraints mais en même temps hyper généreux. On apprend à se débarrasser de toutes les futilités qui nous polluent. On est dans le don de soi avec son prochain qu’il soit musulman ou non, quelle que soit son origine, ses croyances.

On utilise notre énergie de manière positive, à bon escient, on ne se laisse pas contrarier par les autres facilement, on ne s’emporte pas. On est moins centrés sur soi et la gestion des contrariétés devient plus simple. On est habités par une sakina (sérénité), on gagne en quiétude et bienveillance. 

Il y’a aussi tous les bienfaits physiques du jeûne qui ne sont plus à démontrer. On ressent un regain d’énergie malgré le manque physique. Je continue mes séances de sport, je gagne en efficacité dans mon travail. Ma patience s’améliore et avec elle mon endurance, ma persévérance. Chaque jour jeûné est une victoire, je me sens plus forte de jour en jour. » 

A quoi ressemble une de tes journées pendant le Ramadan ?

« Mes journées commencent à 3h, 3h30 du matin. Après la prière du matin, je commence officiellement ma journée. Je prépare ce qu’il faut pour les enfants et moi (petit dej et déjeuner pour les enfants à l’école), je gère la maison et les tâches du quotidien. A 7h départ pour déposer les enfants à l’école. Au retour je finis de gérer ce qu’il reste à faire à la maison, je prépare tout ce qu’il faudra pour le soir au retour des enfants pour ne plus gérer la logistique à leur retour. J’enchaîne avec lecture, dikhr, puis une séance de sport d’1h à 1h30. 

En dehors des séances de travail à la radio ou TV, je vais à mon cabinet l’après-midi. Je ne prends pas trop de monde pour ne pas avoir à travailler à la chaîne et apprécier ce que je fais. J’enchaîne 3 à 4 consultations et après 3 à 4h de travail, je rentre à la maison pour une petite pause.

Les enfants rentrent de l’école et là je me consacre complètement à mes filles. Il n’y a pas de télévision à la maison ce qui nous permet de beaucoup discuter, lire, partager des moments agréables. Toute la logistique a été gérée le matin, je n’ai plus qu’à réchauffer le repas du soir. Je fais participer les enfants aux quelques tâches restantes, c’est important pour moi. Ensuite rupture du jeûne bien sûr. On mange peu mais bien, j’évite le gaspillage, les repas sont simples mais équilibrés, diététiques. Pas d’abus, pas de « gavage », chorba et salade c’est parfait ! » 

Quel est ton plus joli souvenir au cours de ce mois ?

« Mon voyage à la Mecque, ce moment magique ou j’ai découvert la kaaba ! Dans ma vie il y’a un avant et un après ce moment. Marcher en ce lieu était un moment très fort pour moi. J’ai compris que j’étais le maillon d’une chaîne forte.

Il y’a eu aussi ce moment il y’a maintenant 15 ans ou j’ai mis le voile pour la première fois, le premier jour du ramadan. »

Quel a été à l’inverse le moment le plus difficile ?

« Mmmm …. Je n’en trouve pas … franchement je ne vois pas. L’état spirituel particulier du ramadan permet de prendre du recul sur ce que l’on vit donc pas de mauvais moments ! » 

As-tu un message particulier à transmettre à l’occasion du mois de Ramadan ?

« J’aimerais pousser les gens à laisser la part de miséricorde, d’humanité qu’il y’a en eux prendre le dessus sur tous les ressentiments que l’on peut avoir. Osez aller vers les autres, osez leur poser des questions et faites tomber les masques. 

Que la paix soir sur vous. » 

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Maissa est une personne adorable, elle a répondu avec beaucoup de gentillesse à mes questions. J’ai passé un agréable moment et j’espère que vous aussi en lisant cette interview. Je la rejoins à 1000% sur sa conclusion. Beaucoup ont contribué à diviser les gens, à en montrer certains du doigt, à en accuser d’autres créant ainsi un climat glacial dans lequel l’échange, la fraternité et la découverte des autres ont été bien mis à mal. Alors osez, osez aller vers les autres et vous faire votre propre opinion, osez découvrir et échanger.

J’espère que vous en savez un peu plus aujourd’hui sur ce mois. A très vite pour un autre sujet et une nouvelle fenêtre ouverte sur le Monde.

Je me joins à Maissa pour souhaiter une bonne fête de l’Aïd à tous les musulmans du Monde.

N’oubliez pas, Love is the answer 😉

Bani Street, de la rue à la vie

Oyé, oyé,

Aujourd’hui encore « Si tu peux le rêver, tu peux le faire » ! Si tu rêves d’un monde meilleur alors tu vas pouvoir y contribuer si tu le souhaites avec un magnifique projet et une très belle personne.

Oui comme tout le monde j’apprécie certains chanteurs, acteurs, artistes en tout genre et de tous talents mais en ce moment quelqu’un me fait briller un peu plus les yeux. Ma Star à moi, Star avec un grand M s’appelle Moussa. Vous ne connaissez donc pas Moussa Ibn Yacoub ? Moi aussi, à vrai dire, je ne l’ai découvert qu’il y’a peu de temps et ce que j’ai pu lire et découvrir de lui m’a fait trembler le cœur.

Vous savez ce sentiment que l’on peut ressentir lorsque l’on se sent si petit face à l’engagement et au courage que d’autres peuvent avoir ? Non, Moussa, ma Star à moi ne chante pas, il ne danse pas, il ne peint pas ou n’écrit pas, il fait bien plus que cela : il soulage les peines, recolle des cœurs abîmés, redonne espoir aux âmes meurtries et fait naître des sourires ici et là. C’est un créateur de bonheur, alors bien évidemment Love is the answer ne peut être que fan, vous comprenez maintenant.

J’ai découvert Moussa au travers d’un clic sur les réseaux sociaux : un lien partagé invitant à signer une pétition pour sa libération. Je découvre l’humanitaire engagé qu’il est, les risques qu’il prend pour aider son prochain et le fait qu’il est retenu prisonnier injustement et illégalement au Bangladesh du fait de son engagement sur place auprès des démunis. Sa présence dérange … Moussa dénoncerait-il un peu trop fort les malheurs qu’il voit sur place ? Le hashtag #FreeMoussa devient viral sur les réseaux sociaux, plusieurs centaines de milliers de personnes le soutiennent. Je suis l’affaire dans mon coin, le soutiens comme je peux et continue de découvrir le CV humanitaire de Moussa, CV impressionnant de solidarité.

Moussa finit par être libéré mais a, dans un premier temps, interdiction de quitter le territoire. Pendant cette période trouble, il se lie d’amitié avec des enfants des rues qui ne le quittent plus. Justice finit par être rendue, Moussa est libéré et peut rentrer auprès des siens en France. Les visages des enfants qui l’ont entouré ne le quitteront plus et contre toute attente, il reviendra auprès de cette nouvelle famille. Il crée l’organisation Bani Street et oeuvre depuis pour améliorer le destin de ces enfants promis si jeunes à un avenir difficile.

Cette histoire est bouleversante de bonté, le projet que mène Bani Street bouleversant d’amour car il s’adresse directement à un des éléments que cette planète a de plus précieux : nos enfants. Des êtres innocents confrontés à des difficultés sans nom, des drames terribles, privés de tout droit et laisser au bord de la route.

Les enfants que portent cette Terre sont notre avenir, les adultes de demain, ceux qui pourront porter à leur tour les générations suivantes et transmettre de belles valeurs humanistes. Que pourront donc transmettre ces enfants si les seuls sentiments que l’on arrive à leur faire ressentir sont colère, haine, mépris, injustice, violence et abandon ? La Paix dont on rêve tous pourrait-elle émerger un jour au milieu de tant de malheurs ? Il est urgent comme le souligne le slogan Bani Street de ramener ces enfants « de la rue à la vie ».

L’enfant d’aujourd’hui porte en lui le Monde de demain, il est de notre devoir d’adulte de leur apporter protection, bienveillance et éducation. L’éducation est à mon sens un facteur clé concernant l’aide aux plus jeunes. Un enfant qui ne reçoit pas d’éducation sera un enfant mis au ban de la société. Un enfant sans ce trésor qu’est le savoir, la connaissance, voit ses chances d’avenir meilleur considérablement diminuer. Bani Street agit aujourd’hui au Bangladesh et prévoit des actions dans d’autres pays.

Voici une vidéo de présentation de leurs actions :

J’ai un coup de cœur pour cette association et son représentant, pour leur engagement. Oui le malheur et la misère sont partout et parfois tristement au coin de votre rue. J’ai eu envie de mettre en lumière Bani Street mais l’idée principale est la suivante : Nous n’avons pas tous les épaules, la force ou le courage pour être un humanitaire engagé sur le terrain comme Moussa ou son équipe mais nous pouvons tous avoir la force de nous engager pour une cause qui  nous parle.

Quelle que soit la cause que vous choisissiez, nous pouvons tous répandre amour et bienveillance autour de nous et aider ceux qui en ont le plus besoin selon nos moyens : financièrement quelque soit le montant, en donnant de son temps, en se montrant bienveillant, en dénonçant l’oppression lorsque l’on croise son chemin …

J’ai personnellement commencé par observer ce monde comme s’il n’était pas le mien, déconnectée de sa réalité. Puis j’ai commencé à l’analyser et à me questionner. J’ai ensuite compris qu’il était mien et que j’en suis un élément, une composante à part entière. J’ai pris en plein visage la responsabilité qui était la mienne alors j’ai osé le critiquer, lui, sa dureté et sa souffrance.

En le critiquant durement, guidée par la colère, j’ai croisé la route de gens magiques qui ont traversé des épreuves que je n’aurais même pas imaginées. Ces magiciens du malheur transpirent la bienveillance et conte des histoires merveilleuses dans lesquelles les héros sont des Moussa et des gens … comme vous et moi! Des magiciens qui transforment la noirceur traversée en lumière et rappellent que OUI la bonté existe, les sentiments nobles et la joie de vivre ensemble aussi. L’essence de l’Homme est bonne !

Cette réflexion menée et ces étapes passées, j’ai maintenant envie de m’engager humblement à ma façon, à mon échelle, selon mes moyens pour un monde meilleur. Notre vie est courte et notre empreinte aussi infime soit-elle dans ce vaste monde compte énormément pour la personne que vous aurez pu soutenir. Alors, osons, osons nous engager et rendre quelqu’un heureux au bout de la rue ou au bout du monde.

Il y’a tant de belles personnes, tant de belles associations, tant de beaux projets et malheureusement tant de malheur, tant de peines, tant de souffrances. J’aurais préféré que Bani Street n’ait pas de raison d’être et ne pas vous en parler mais le monde est ainsi fait.

Love is the answer a donc choisi de s’engager auprès de Bani Street et de devenir Bani Ambassadeur. Toutes les informations pour les soutenir sont disponibles sur le site www.banistreet.com

Et vous … qui est votre Star avec un grand S ? Auprès de qui souhaitez-vous vous rendre utile ? Qui rendrez vous heureux en l’aidant et qui vous rendra heureux en l’ayant aidé ?

Si tu rêves d’un monde plus doux, alors tu peux y contribuer,

Si tu peux le rêver, alors tu peux le faire,

Love is the answer, encore et toujours

 

Soignez ces cheveux que je ne saurais voir!

Oyé, oyé,

Si vous avez lui mon précédent article « Moi, moi et moi. Du temps pour moi! », vous savez qu’après de précieux rendez-vous avec moi-même, j’ai la ferme intention de m’accorder de fréquentes pauses bien-être, des bulles de douceur pendant lesquelles je peux me prélasser, cocooner, glandouiller, me soigner, me reposer, apaiser mon esprit, soigner mon coeur et mon corps …… Oui tout cela et bien plus encore !

Happy girls are the prettiest

Comment vous dire, il y’avait réellement urgence dans ma tête mais là nous n’allons pas parler de ce qui passe dans ma tête mais plutôt SUR ma tête ….oui, mes cheveux parce que là aussi il y’avait grande urgence (oui, j’ai honte).

Je devrais peut-être appeler cette catégorie « je RE prends soin de moi » et pas « je prends soin de moi ». Là tout à coup vous imaginez une fille qui s’est complètement laissée aller, le cheveu gras, le visage couvert de points noirs, les jambes poilusement sexy …. Non, non n’ayez crainte, rien de tout cela. J’ai toujours eu besoin et envie de prendre soin de moi mais dernièrement j’avoue que je ne m’accordais pas assez d’attention à mon goût.

Allez, ne parlons plus du passé, parlons plutôt ce cette nouvelle routine cheveux dans laquelle je me lance. Je suis brune, bien brune, dans un élan désespéré de bellgossitude j’ai remis ma crinière sauvage entre les mains d’un « coiffeur » censé me faire de jolies mèches un ton plus clair. Résultat : 120€ Madame, voilà vous avez un magnifique tie and die roux et bien moisi. Je sors du salon, je me dis bon c’est un peu trop clair pour moi quand même tout ça mais je vais surement m’habituer (auto persuasion inefficace …)

Un jour passe, puis deux, et NON définitivement je ne m’habitude pas ! J’enrage de m’être lancée dans la galère des colorations et pleure mes cheveux naturels. Je rumine et me décide à finalement retourner dans le lieu du crime (maso quoi). Je montre la catastrophe et demande à ce qu’on m’enlève cette chose de mes cheveux. Allez on y retourne, RE produits chimiques pour assombrir cette fois et non plus éclaircir – ou quand tu ne sais plus ce que tu veux – 😣😣. Seul point positif, je ne repaie pas la prestation …. c’est quand même un peu la preuve que c’était bel et bien raté ….

Avec deux traitements chimiques à 48h d’écart, vous pouvez imaginer que ma crinière a souffert. Quelques semaines plus tard je me retrouve avec des cheveux secs secs secs et de la paille sur les longueurs… magnifique

Avec des cheveux indomptables, hyper mousseux, abîmés, soyons francs : je n’étais jamais vraiment coiffée 😂. Je me suis attachée les cheveux pendant un bon moment. Donc là, il faut y aller, soigner, réparer, pas si simple que ça. Je finis par opter pour une solution radicale : couper, enlever toutes ses longueurs irrécupérables et repartir sur une base saine. Et hop, envolés les cheveux au milieu du dos, maintenant ils trônent sur mes épaules. Pour cette nouvelle coupe, j’ai bien évidement changé de salon de coiffure (maso mais pas trop), je me suis rendue chez Franck Provost. J’ai été très bien conseillée sur la coupe et sur les soins à apporter à mes cheveux. Je pense avoir trouvé mon nouveau salon et mon nouveau coiffeur en titre !

Pour la petite anecdote, la nana qui s’est occupée de moi pour le shampoing m’a gentiment alerté sur le côté trop sec de mes cheveux, les longueurs abîmées et la chute que j’avais. Elle a repéré en quelques minutes les différents points qui me posaient problème donc le diagnostic était plutôt efficace. Le coiffeur qui s’est chargé de la coupe a été génial, à l’écoute, patient, et pour une fois je suis sortie de mon rendez-vous avec la coupe et la longueur que je voulais en entrant. C’est tout de même assez rare pour être souligné! Je ne sais pas vous mais moi je n’arrivais jamais à obtenir le résultat pour lequel j’étais venue. Dites-moi que je ne n’étais pas la seule !

Aujourd’hui, je jure à qui veut bien l’entendre que je ne les maltraiterai plus ET je les soigne amoureusement avec la gamme Kerastase. Je RE-VIS ou plutôt mes cheveux revivent. Oui, les produits sont plus chers que d’autres marques mais le prix est justifié par la qualité des soins que vous apportez à vos cheveux.

Masque Kerastase

Shampoing Kerastase

Le shampoing me convient parfaitement, j’ai pu espacer un peu plus les lavages, je sens que l’état de mon cuir chevelu s’est amélioré. Je n’ai plus cette sensation désagréable de cuir chevelu gras, lourd et étouffé. Le masque est sincèrement top, la première fois je l’ai laissé poser plusieurs heures, le résultat est génial. J’ai retrouvé des cheveux tout doux, je n’ai plus cette impression désagréable de cheveux mous, fatigués, en mauvaise santé et hyper mousseux. Ils ont de la tenue, sont brillants et plus secs du tout ! J’essaye de faire les bons gestes du type laver (frotter) mon cuir chevelu et laisser les longueurs tranquilles car on a tendance à les frictionner, à tort. J’applique le masque sur les longueurs sans monter trop haut pour ne pas graisser inutilement le cuir chevelu, je laisse poser le masque une bonne demi-heure et plus etc ….

Cette petite routine me fait un bien fou ! C’est aussi ça prendre soin de soi : retrouver estime et confiance en soi. Très souvent, ça ne tient vraiment pas à grand chose.

Je couple cette nouvelle routine à la prise d’un traitement oral contre la chute de cheveux. Oui, pour ne rien arranger, j’ai aussi un problème de chute alors aux grands maux les grands remèdes ! J’ai comparé un peu tout ce qu’on pouvait trouver en pharmacie et j’ai arrêté mon choix sur la gamme Forcapil qui me paraissait la plus complète en terme d’apports.

Traitement Forcapil

Le plus important est de prendre ce temps pour vous, de vous accorder cette pause méritée, de vous dorloter, vous regardez avec bienveillance et vous trouvez belle! Je vous conseille ces produits qui ont fonctionné pour moi mais quoi que vous choisissiez, l’essentiel est de vous faire plaisir en prenant de soin de vous. 

Je trouve que les cheveux sont un bon point de départ quand on veut se reprendre en mains ou juste se faire plaisir. Une visite chez le coiffeur peut redessiner le visage, le style que l’on dégage et faire beaucoup de bien au moral (mais éviter l’épisode couleur ratée à rattraper comme moi…)

Quand on a perdu l’habitude de prendre soin de soi, faute de temps, par manque d’envie ou pour quelque raison que ce soit, il faut arriver à reprogrammer régulièrement ces pauses dans son planning. Le faire régulièrement permettra d’encrer cette nouvelle habitude et fera revenir le plaisir de s’occuper de soi.

Je dois avouer que je me sens bien plus à l’aise et j’ose le dire, plus jolie depuis que j’ai enfin pris le temps de m’occuper de mes cheveux en piteux état.

Souvent, ça ne tient pas à grand chose.

Vous êtes belles/beaux, prenez-soin de vous !

#Love is the answer

 

Moi, moi et moi. Du temps pour moi !

Oyé oyé,

Nous sommes donc ici dans la rubrique « Remue méninges » et je vous assure que ces derniers temps ça cogite beaucoup là haut …… Je m’interroge sur la vie, mes choix, mon bien être à moi et celui des miens, la situation de ce monde …. En ce moment je me sens submergée par un besoin de mieux-être et de rébellion par rapport à tout ce que peut nous imposer la société, la bien-pensance. Les injustices me bouleversent, je suis devenue allergique aux informations, un trop plein d’émotions, de colère et de bonheur auprès des miens. Je regarde les autres et le monde de ma bulle et cherche l’harmonie au milieu de tous ces éléments.

De toutes ces idées qui fusent dans ma tête, celle sur laquelle je travaille actuellement est de gagner en sérénité en prenant du temps pour moi, à moi, et à moi seule! Dernièrement j’ai accumulé beaucoup de frustration car je parvenais rarement à dénicher le précieux moment de zénitude pour ce faire.

Je travaille à temps plein, j’ai 2 merveilleux et épuisants enfants, un conjoint, une maison à tenir, les activités des enfants à gérer, la famille, les tâches quotidiennes etc etc etc ……. Bref, comme beaucoup d’entre vous, je peine parfois à gérer le quotidien et m’affale lamentablement dans mon canapé le soir après le coucher des enfants. Je réalise que j’aime toutes ces facettes de ma vie, tous ces gens qui m’entourent, que j’aime le temps passé avec eux mais que j’ai plus que besoin de prendre un peu de temps pour moi, pour ne pas me perdre dans ce rythme effréné. J’ai donc décidé de bloquer dans mon agenda des rendez-vous importants, très importants, spéciaux : des rendez-vous avec moi-même.

« Prendre soin de soi pour prendre soin des autres »

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J’ai enfin intégré et réellement accepté que pour être une bonne maman/épouse/amie/sœur etc … vous pouvez le décliner à l’infini, il me faut déjà avoir mon propre équilibre, mon propre bien-être afin de pouvoir être plus épanouie et apporter plus d’équilibre à mes proches également! Ça à l’air si simple dit comme ça, tellement évident mais ça a vraiment été un cheminement pour l’intégrer complètement et le mettre en pratique. Vous savez les fameux « il faudrait que », « je devrais », « j’aurais bien besoin de »… Ces phrases que l’on prononce en passant mine de rien mais qui pourtant sont révélatrices de vrais manques si l’on s’écoute vraiment. Le savoir et le ressentir c’est une chose, s’écouter vraiment et répondre à ses besoins en est une autre. C’est à cause de cette fichue culpabilité qui me guette sans cesse mais cela fera l’objet d’un article à part tant j’ai eu de mal sur ce point … je commence tout juste à lâcher prise …..

Je n’attends pas que l’organisation soit parfaite pour tout le monde, je ne me plie plus en quarante-douze quatre pour satisfaire tout le monde avant moi-même. Si le planning est modifié pour les enfants ou qui que ce soit d’autre, je ne culpabilise pas. Je sais que je reviendrai reposée, souriante et que je ramènerai en cadeau tout cela aux miens.

Ces fameux rendez-vous avec moi-même se prennent au gré de mon humeur et de mes besoins. Oui nouveauté 2017 : je m’écoute, je réponds à mes besoins, à ma tête et à mon corps. Je planifie si j’envisage une sortie seule, sans enfants et sans mari, ou à la dernière minute si j’ai besoin d’une heure au calme dans la salle de bains à prendre soin de moi et à faire le vide……. Ô BONHEURRRRRRRRRRRR !!!

Si vous avez ressenti la même chose que moi, ne serait-ce qu’une fois, dites-moi s’il vous plaît que vous allez tenter de vous écouter et répondre à vos besoins. Essayer quelques temps et racontez-moi les bénéfices que vous avez pu en tirer sur vous-même et sur votre entourage.

Dans la rubrique « je prends soin de moi », je vous parlerai plus en détails du temps que je prends pour moi, des routines que j’ai mises en place, des soins que j’utilise, des moments de détente que je m’accorde et de tout ce qui peut contribuer à ma route vers plus de bien-être et de sérénité.

La solution ne serait-elle pas de s’aimer soi-même tout simplement ? 

#Love is the answer

 

« Quand on partage une joie, elle augmente, et quand on partage une peine, elle diminue »

Bonjour à tous,

Cet  article sera donc le premier du blog. J’aurais pu écrire sur d’autres sujets mais compte tenu de l’actualité ces derniers temps, il m’était impossible de ne pas évoquer ces événements qui me bouleversent en ce moment. La bulle de douceur prend un coup mais n’éclatera pas. J’ai écrit sur le pire, le meilleur reste à venir

C’est un matin comme les autres. Il s’est levé avant moi comme à son habitude. Je suis encore dans le lit, j’aime traîner le matin, prendre mon temps, émerger en douceur. J’entends le bruit de l’eau, il prend sa douche. Les enfants à côté dorment encore, j’entends parfois leurs lits grincer, ils s’agitent, je sais qu’ils ne vont pas tarder à ouvrir leurs yeux et m’appeler de leurs petites voix.

La maison est calme. Je me sens légère, apaisée. Il est là, ils sont aussi près de moi. Je pense à ma journée, à ce qui m’attend au bureau. Je suis plutôt à jour sur mes dossiers, pas de pic de stress à l’horizon. Les bruits de l’appartement et leur présence me rassurent. Je tire la couverture sur moi, sourire de bien être, je tends le bras pour attraper mon téléphone portable. Il fait beau depuis plusieurs jours, la semaine s’annonce belle. Vingt-six degrés cet après-midi, météo checkée, tee-shirts pour les enfants.

Un tour sur Internet maintenant. Le sourire disparaît, je lis, je lis, je lis, je ne m’arrête plus. « Attaque », « morts », « attentat », « blessés » … des mots que l’on lit bien trop souvent ces dernières années.

Je lis, je lis, je cherche le maximum d’informations, il me faut absolument des explications, une solution, un dénouement heureux et vite. Mais rien, chaque phrase lue n’est que noirceur. Mon cœur se serre, tristesse et colère m’envahissent. Je pense à toutes ces personnes directement touchées. Tous ces inconnus qui voient leur vie brisée me bouleversent. Je ne sais rien d’eux mais la douleur qui doit être la leur me terrifie.

Je suis infiniment triste pour ce monde qui crée tant de malheur.

J’entends les enfants à coté, ils sont réveillés et échangent leurs premiers mots. Il arrive dans la chambre, je lui donne les nouvelles.

Ce matin, je les serrerai un peu plus fort dans mes bras.

Ce matin, je suis un peu plus forte et un peu plus fragile.

Ce matin, j’ai pleinement conscience de tout ce qu’implique mon rôle de femme et de mère.

Je vais être forte à ma manière, par respect pour la vie et pour ceux qui ne sont plus là. Je prendrai le métro l’esprit préoccupé et la peur au ventre MAIS je continuerai mon chemin en semant autour de moi bienveillance et tolérance. Je garde en tête que chacun peut lutter à son échelle, à sa façon et aider à créer un monde meilleur. Je le dois à mes enfants.

C’est un jour sombre et effroyablement triste mais il faut faire front.

« Quand on partage une joie, elle augmente, et quand on partage une peine, elle diminue »

Merci de m’avoir aidé à apaiser cette peine. Je reviens très vite partager une joie.

#Love is the answer.